Le cimetière des pauvres…!!

Là où la vie se fane et renait…

Là où le jour pleure de solitude…

Là où les larmes sont sincères…

Là où les mots n’ont plus de sens….

Sur la tombe de ce pauvre….

Une fleure solitaire lui tenant compagnie….

Un vieux bol remplie d’eau….

Appelant les oiseaux et les anges à y irriguer leur soif…

Adresser une prière au ciel pour l’âme de ce pauvre….

Là où la terre est sincère…

Là où les cœurs n’ont plus raison de mentir…

Là où la vie a tiré sa révérence…

Des plantes sauvages un peu partout…

Et dire que la terre est capricieuse….

Des murs abandonnés à la brutalité du temps…

Le vent leur ramène les nouvelles des terres lointaines….

Dans ce cimetière….

Les portes n’ont pas raison d’être….

Il est généreux,

Le cimetière ne refuse personne…

Des pierres un peu partout,

Se mêlent à la froideur du lieu…

A la chaleur de ce soleil lointain…

Le silence habitant l’horizon…

Des regards baissés fixant le vide de ce temps assassin…

Une voix mécanique, vive, solitaire,

Des versets qui raisonnent dans ce ciel aveuglant…

Des prières pour ces âmes qui ont péri…

Des pleures pour des mots qu’on n’a pas su dire…

Des silences de temps à autre…

Face à la cruauté de la fin…

Face à ces souvenirs parti avec le couché du soleil…

Dans le cimetière des pauvres…

Pas de bétons ni de versets décorés…

Seulement la terre…

Des pierres…

Des anges assoiffés…

Et des plantes sauvages…

Dans le cimetières des pauvres….

Les portes ne sont jamais fermées…

Les murs sont abimés…

Seul le vent du passé se promène….

Dans le cimetière des pauvres…

Seul l’amour nous tient encore en vie…

Seules les larmes s’expriment à défaut des mots…

Dans le cimetière des pauvres…

Les gens viennent à pied…

Prient dans le silence….

Dans le cimetière des pauvres…

Seule la terre sait nous consoler…

Là où nos souvenirs se reposent…

Là où les mots n’ont plus raison d’être….