Pour ce lointain jour de fête…..Une mère qui attend..

Tout le monde attend….au milieu de cette gare, avec ce temps gris….des mines grises et et des visages errants dans l’infinité de cette horizon monotone….Tout un chacun restant dans son coin, valise à la main et le poids d’une vie à la traîne…Ils attendent tous quelque chose…Une raison  une envie, un espoir….Le jour de fête arrive, ils veulent tous brûler les routes pour arriver dans leurs villages….y chercher un peu de leur vie d’avant, le reste d’une chaleur qu’ils ont perdu dans l’immensité de ces villes qui les ont avalé, forcés souvent et non sans peine…Tout le monde veut prendre le chemin du retour…Des rêves en suspend, des illusions se hasardant sur leurs âmes….

Des aspirations à atteindre ce quelque chose qui leur permettrait encore d’espérer un retour entre les bras de ce quelqu’un qu’ils ont déserté au milieu de l’insouciance d’un moment d’imprévu…..

Au milieu de ce froid, des visages hésitants et inquiets, ils se retrouvent partagés entre l’envie d’un moment de joie sincère et la peur de ne plus réussir à retrouver leurs repères, celles qu’ils ont laissé quand ils avaient abandonné cette colline solitaire…Cette colline condamnée à l’attente et souvent à l’oubli….Le temps passant par là, et qui a pris le souvenir d’âme et de corps usées par l’attente et l’espoir….Un printemps qui a vieillie au milieu de la froideur de ces jours qui se sont succédés sur le corps de cette terre. Tout le monde était partie, personne ne savait quand un retour sera possible….Illusion à en perdre l’âme, ou du moins ce qu’elle en reste…..

Une maman se réveillant le matin du jour de fête…Elle fait le tour des chambres pour s’assurer que tout le monde est là pour partager la joie de ce moment précieux où les retrouvailles sont le signe de la bénédiction du ciel……Une petite larme traversant sa joue…Quelqu’un manque à l’appel, il est encore sur la route traînant son destin avec lui…..Le téléphone sonne, une voix raisonnant de l’autre bout du file: Bonjour maman, joyeuse fête…..Je ne pourrais pas rentrer, je suis bloqué ici….Un silence s’installe….Puis d’une voix douce, la mère lui répondis: C’est pas grave mon fils, l’essentiel c’est que tu va bien, que Dieux te bénisse….Le fils savait que les larmes accompagnaient les mots de sa mère…Il fait semblant de ne rien savoir….Merci maman, je t’aime et que Dieu te garde….

La fête reste inachevée, la maman va encore rejoindre la solitude de son jardin pour pleurer cette absence. Dieu sait combien d’absence elle a eu à pleurer. Un sentiment d’injustice l’habite, elle voulait que son fils soit là pour partager ce moment avec elle. Le fils, lui, a été avalé par la grisaille des terres du nord, il ne se reconnait  plus . Quelque chose a changé, il ne sait pas quoi, mais il sait que les distances n’ont pas réussi à l’effacer de la mémoire de sa terre. Quand la mère pleure, c’est bien la terre et la colline qui le pleurent. elles lui ont jamais pardonné le fait d’être parti. Mais lui non plus n’avait vraiment le choix de se voir déserter…..Les larmes, il connait lui aussi. Mais il a appris à étouffer son coeur…Son âme, elle, s’est tue depuis trop longtemps pour qu’il s’en souvient……

Il raccroche le téléphone…Il essaya de détourner les émotions de ce moment, ce sentiment cruelle, de savoir que sa maman pleure un jour de fête…Cette terrible absence, cette aspiration à l’oubli et surtout cette fuite éternelle qu’il a pris comme mode de vie…..Il ferma les yeux un instant, et il s’aventura comme toujours dans l’obscurité de cette brume qui l’entoure….. Disparaît là où la lumière ne s’est jamais aventurée….

Un jour de fête pour beaucoup, un jour comme les autres pour quelques’un….Le jour continu sa lancée sous ce ciel gris…pas d’horizon ni de lumière…Juste des attentes et des espoirs malmenés par le froid et la tristesse de cette terre…

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Devant le visage de ce jour….!!!

Devant la porte de ce jour mélancolique….

Devant ce visage me reprochant ma venue….

En face de cette ombre muette…..

Un frisson habitant mon cœur…..

Une larme traversant mon visage….

Des lèvres tremblantes sous cette pluie hésitante….

Cette sublime histoire qui nous réunit…..

La folie de nos rêves qui se mêlent….

Devant la porte de ce jour pressé….

Qui me parle de la vie au pluriel….

D’un lointain printemps et un sourire à la traine….

Je me suis assis à lire entre les lignes de cette journée qui s’abandonne….

Contempler ses mots, ses vides et ses silences….

Caressant le visage de son sourire innocent….

Celui qui m’a pris la main…..

Ce jour où la vie m’avait répudié….

Devant la porte de ce jour pluvieux…

Je regarde l’horizon…..

La lumière qui y fait surface…

J’y vois ma vie…. !!!

La douleur s’est réveillée pour pleurer….

J’ai pleuré moi aussi ….

J’ai suivi ton regard se précipitant vers le haut de la colline….

J’ai essuyé mes larmes….

Je t’ai demandé où on va…?

Tu me tiens la main…. !!

Suit moi c’est le moment d’aller cueillir ce rêve….

C’est la saison des mélodies et des murmures…

C’est la saison de la folie et des amours….

Sourire se dessinant sur ton visage…..

Notre vie ne fait que commencer… !!

Fleurissant sur les rives de cette route que nous avons à parcourir… !!