Là où j’ai laissé mon âme… !!

imageJ’ai juré sur la tombe de ce souvenir, que je raconterais son histoire sur toute les contrés. Courir vers la colline de mon enfance…Celle qui priait au nom de l’amandier amère… pour le salut de  cet enfant sans voix qui se cherchait un chemin au milieu de ce nulle part qui l’entourait. Il a vécu sa vie entre l’oubli et l’indifférence, les regrets n’avaient pas lieu d’être. Il se souvient de ce jour pluvieux, quand la pluie inondait son visage…se mêlant aux larmes pour danser sur le rythme de cette dernière chanson indécise…..Celle des jours passés, des âmes perdues et des désirs opprimés….

Le vent, lui, ne voulait rien savoir….il était là pour effacer les traces de nos pas…il ne se privait pas de dénuder ce vieil olivier de ses dernières feuilles….Celles que le printemps déserteur lui avait confié. On se doutait tous de cet inconnu qui couvrait le visage de ma colline…..Cette colline du silence, pleurante dans sa solitude et la froideur de ces hivers qui ont pris domicile dans ses entrailles…..

Les âmes, elles, n’ont plus de raison ni de force pour continuer à vivre, l’espoir leur a fait défaut….Le soleil, lui, a fini par déserter lui aussi….ses rayons n’avaient plus à réchauffer ces corps inertes, dépourvues de vie et d’envie…..Le temps a fait son effet, des rides ont gravé l’histoire de tout un chacun sur ces fronts abîmés……

Ma mère n’a jamais cessé de croire en la sagesse de sa terre….Elle priait avec des mots simples, sincères et surtout pleins de sens et de pureté….Moi, j’avais perdue ma foi en ce monde, j’avais juste envie de ressembler au vent…errer sans frontière ni horizon précis….Le souvenir de ce père me hante toujours, le ciel me doit bien des explications….me rendre des comptes sur les larmes versées par cet enfant qui n’avait rien fait pour mériter tout cela…..Cette mère qui m’a toujours pleuré, qui a tant priait pour mon âme….Mais mon âme a été enterré quelque part sur cette longue route qui me traîne dans l’inconnu de cette existence de bohème….

J’avais à aimer, mais jamais à haïr, je n’avais pas le temps pour ça….Ce corps torturé par tant de cicatrices, de souvenirs de cette montagne oubliée… resurgissant en criant dans mes rêves…Tu auras beau courir, tu reviendra pleurer dans mes bras….Je t’ai mis au monde et je t’ai adopté le jour où les dieux t’avaient abandonné…Ils avaient d’autres choses à faire que d’écouter les cris de cet enfant de l’oubli….Ses larmes, ils ont bien séché depuis trop longtemps pour qu’il s’en souvient…..Mon cœur, lui, avait cessé de battre sans me prévenir, il était épuisé de supporter ce corps qui n’avait plus de raison de rêver….J’avais abandonné ma voix comme j’avais perdu la voie…..Et je n’avais pas cherché à la retrouver d’ailleurs…ça m’importait peu…et c’est toujours le cas…

J’avais à prier pour le dieu des opprimés….s’il pouvait me rendre la blancheur de mon âme…après un certain temps, j’avais compris que je n’étais pas le seul à faire une telle prière, il fallait attendre, mais moi j’étais pressé…le temps m’étouffait…il fallait que je m’éloigne, encore plus à chaque fois…ne plus jamais me retrouver….Surtout ne pas pleurer, ça me forcerait à vouloir me reposer….me confesser…parler de mes faiblesses, ces émotions torturés m’habitant depuis toujours…Et surtout m’obligerait à m’arrêter…..J’en suis incapable…..

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