A la recherche de l’aube…!

départVenez qu’on pleure ensemble….
Venez qu’on fasse le deuil de nos vies….
Venez rendre justice à cette terre blessée….
Qu’on laisse les enfants nous criez dessus…
Pour que toutes ces femmes puissent enfin parler…
Pour toutes ces âmes opprimées….
Pour ma mère qui a vécu en silence….
Pour ce désert qui ne nous reconnait plus….
Pour cette montagne que nous avons trahie….
Pour le vieil olivier que nous avons déraciné….
Pour cette aube qui nous a délaissés….
Venez qu’on pleure…sur nos vies….en mémoire de l’oubli…
Pour ces amours qui ne sont plus….
Pour ce tas de promesses enterrées….
Venez qu’on crucifie nos âmes….
Peut-être que les dieux auront à avoir pitié de nous….
Venez qu’on brûle ces temps d’incertitude et ces regards perdus….
Volez à la rencontre de l’aube….
Osez partir avec l’inconnu du jour….
L’oubli s’occupera d’effacer vos traces…
……Vos deuils et vos larmes….
Les sourires auront à renaître….sur ces rives….sur les routes….
Cette colline aura encore à colorer vos rêves……

Pour ma mère…!

mèreAu milieu de ce tas de sentiments qui me renvoient ce mépris envers mon propre être… pour ce courage que je n’ai jamais eu pour essuyer les larmes de ma mère, Dieu sait combien de larmes elle a versée…..Ni de prendre le temps d’écouter ses douleurs et ses appels silencieux me rappelant qu’un jour elle ne sera peut-être plus là pour supporter mes maladresses ou guérir mes blessures. Je me déteste pour chaque jour que j’ai passé sans avoir à dessiner un sourire sur ses lèvres…..Alléger le poids de son quotidien pesant, au moins pour un instant…..Je m’en veux pour chaque instant que j’ai passé dans ma vie sans la regarder dans les yeux et lui dire qu’elle est l’être le plus parfait et le plus noble que Dieu a su créer…….Je me déteste d’être silencieux à un moment de ma vie quand ma maudite société se targue de t’imposer une vie dont tu es spectatrice…..J’ai honte de n’avoir pas crié plutôt devant le monde entier que cet être m’a donné toutes les armes pour affronter la vie….se privant de tous les plaisirs du monde…..adoptant mes douleurs, et ponçant mes blessures……m’offrant ainsi tout ce qu’elle a de plus cher au monde….Ses RÊVES …Je me déteste pour chaque jour et chaque moment que j’ai passé sans que j’ai pu lui dire que je l’aime….Joyeuse et heureuse fête ma très chère mère….Ta dignité et ton sourire pudique ont su enfanté la vie et l’espoir des entrailles de cette colline solitaire…..Joyeuse fête ma très chère mère, je voulais juste te dire que si mon cœur bat encore au milieu des terres de l’exile, c’est parce qu’il ne peut plus supporter ces larmes que tu as tant versée…et qui ont usée ton visage….Ton sourire me rappelle que le soleil a encore une raison de me rendre visite dans ma vie…éclairer mes rêves….adoucir les blessures de mon âme…..Je voulais juste te dire que je t’aime à en épuiser les mots, plus que tout au monde….que ton fils qui a grandi depuis reste cet enfant à qui tu as toujours montré le chemin, à qui tu as appris à rêver, à sourire…à aimer la vie malgré les blessures et les tragédies…….Joyeuse fête ma très chère mère, pour moi chaque moment qui passe est une prière en ton nom…..Joyeuse fête à toutes les mamans du monde aussi pour votre combat pour la vie….

Maintenant que tu es libre, tu peux pleurer désormais…..

caféAu milieu de ce nul part….

Toi et ce verre vous partagez ce rêve éphémère….

Tu contemple cette foule qui t’angoisse…..

Tu la fuis…tu l’ignore…

Dans ce brouillard….où se sont cassés des regards…

Au milieu de cette brume…où tant de sourires se sont évanouis…

Tu regardes ces visages…..tu y vois ta vie défiler….

Tu lis ces quelques mots….ton nom ne te supporte plus….

Les ennemies de ce passé ne sont plus….

Personne n’oserait plus s’incruster dans ce rêve….

Tu t’es brisé devant ce tas de regrets qui refont surface….

Ceux qui t’ont condamné à dessiner les traits de ta vie sur un bout de papier….

Ces murmures qui t’on poussés à déserter ton autre vie….

A t’oublier…A te faire oublier….

Dis à corps de t’abandonner….pour que ton âme puisse te pardonner….

Où suis-je….où sont mon enfance, mes rêves et l’insouciance….

Où sont ma mère et cet amour emprisonné par l’éternité de cette attente….

Où sont ma terre et la promesse faite à mon père….

Je regarde ces gens à la démarche incertaine…

Ces corps abîmés par l’étendu de cette nuit qui avance….

Avec cette feuille…et ce verre…tu t’assois….tu n’es pas seul….

Combien tu es libre au milieu de ce silence….

Avec ces quelques mots qui te tiennent compagnie….

Tu es oublié….et tu as survécu ailleurs….

Ni ces images ni ces voix n’ont plus à t’opprimer….

Tu n’as qu’à pardonner à ce vent qui a effacé tes traces….

Puisque tu as périe ici pour renaitre ailleurs….

Et Maintenant que tu es libre…tu peux pleurer désormais…..

Rien ne me plait désormais…!

af9ire (4)J’avais croisé un corps amaigrie, fatigué, usé par l’âge et le temps, l’attente et l’oubli. Une sorte d’arbre creux dépourvu de feuilles et de branches…..Un visage abîmé par tant d’années traversées dans la précipitation des jours et l’indifférence des vents de l’automne…..Des rides gravées sur ce visage, rappelant que la vie a bien complété son œuvre, imprimant ses mémoires sur ce front en éternelle interrogation…..

Elle me parla lançant son regard perdu dans ce vide qui nous entoure….Comme une dernière confession avant de disparaître avec le couché de ce soleil en éternel abandon… : Fatiguée par ce voyage où le temps n’avait plus de compte à me rendre…….où la terre se faisait piétinée par le mépris de ces milliers de pas marchant sans horizon connu ni demain à chérir….Rien ne me plait désormais…..ni ces images….ni ces masques….ni ces illusions remplissant le bord de cette route….. J’ai envie de pleurer sur la tombe de ma vie……Celle que j’avais montré à mon âme….elle m’avait quitté depuis…

As-tu encore des larmes pour pleurer..?

tarbate (2)Dis-moi qui tu es cet étranger sur ma terre…..

Dis-moi qui tu es, cette ombre assise sur la route de l’oubli….

Te souviens-tu de cette larme que tu avais essuyée sur mon visage…

Te souviens-tu de nos sourires à l’insouciance….

Dis-moi qui tu es cet ange solitaire errant sur les routes de l’exile….

As-tu perdu ce bout de rêves qui te tenait encore en vie….

Ou l’a tu confié à ce vent assassin….

Je me suis assis à contempler cette image….

Le reflet de ce lac solitaire….

Sauras-tu me consoler….

Sauras-tu m’aimer pour l’oubli…..

Sauras-tu guérir mon âme des blessures de ce passé….

Sauras-tu me réapprendre  à sourire…

Sauras-tu me pardonner…L’exile en a déjà tops fait….

Dis-moi qui tu es cet étranger sur ma terre….

….Me répliqua cet arbre solitaire….

Dis-moi pourquoi ce cœur saigne et s’accroche encore à la vie…..

Dis-moi pourquoi ce regard ne quitte jamais l’horizon…..

Parle-moi de cet étranger sur ma terre….

Est-ce l’oubli qui t’a bannie…..

……ou est-ce les dieux qui t’ont condamné à l’errance….

Pour cette âme abimée en face de ce vent….

…ces routes interminables…..cette foule perdue….ou cette journée meurtrie……

Parle-moi de ces vies….de ce passé…et cet enfant que tu étais….

Parle-moi de ta terre… ses arbres….ses rêves et ses promesses….

Parle-moi du soleil qui nait de ses collines….

..…et vient mourir au milieu de l’éternité de ce silence…..

Dis-moi étranger….as-tu encore des larmes pour pleurer….

Sais-tu encore aimer pour la vie….

Dis-moi cet enfant de l’exile….ton âme saura-t-elle survivre à ce voyage…..

J’y répondais….

Moi cet enfant de l’oubli….et de l’errance….

Moi l’orphelin de mes rêves….

Mo, la blessure de cette terre meurtrie…

Moi, survivant aux chemins de l’exile…la solitude de ces routes incertaines….

Moi, en face de la froideur de ces vents assassins…..

Moi, le regard de ma mère et les larmes de cette âme qui m’attend….

Ce cœur m’espérant  sur cette lointaine colline….cet amour qui me tient encore en vie….

Encore une autre journée caressant le visage de mon exile…..

Moi l’étranger….cet enfant de l’oubli…..

Que la nuit me rend justice !

oubliOh ! Oubli vient enterrer mon âme…

Au milieu de cette nuit que j’aborde seul….

Je n’ai pas peur, je sens même de la paix….

…venant de l’éternité de ce ciel….

Je n’ai pas peur au milieu de cette nuit….

Je craints plutôt la foule qui m’entoure….

Quand je vois ces visages désertés par la vie….

Les larmes ne me font plus souffrir….

Elles me soulagent…Elles purifient mon âme…..

Elles permettent aux mots de se reposer….

Je n’ai plus envie d’affronter le jour….

J’ai peur d’y voir les rides de mon visage….

La tristesse de mon regards….et le poids de ce passé….

Les traits de cette existence absurde….

Là où on s’est habitué à se tourner le dos….

Je contemple la solitude de cette lune….

Sa lumière solitaire….

Je lui parle…

Je la supplie….

Elle m’ignore…..

Sa tristesse lui suffit….

Le temps l’a tenu en otage…au milieu de l’éternité de cet instant….

Elle éclaire cette nuit….

Elle m’accompagne dans cette rêverie solitaire….

La naïveté de mes rêves….

Le regard pudique de ma mère….

Au milieu de cet océan de nostalgie….

Moi courant derrière l’incertitude de mon enfance…..

Cette montagne qui essuyait mes larmes….

Cette main tendue telle une ancre m’empêchant de dériver…..

Je n’ai pas peur de la nuit….

J’accrocherais mon cœur sur sa porte volontiers…..

Je n’ai pas peur de l’aborder encore….

J’ai juste peur d’y croiser mes autres vies…

Que l’oubli me rend justice….que la nuit apaise mon âme….

Nous, l’ombre et l’oubli…!!

photo grotteNous avons trop dormi dans l’ombre….

Même la mort ne veut plus de nous…

Les murs se demandent si nous sommes encore en vie…

L’ombre est dégoutée de nous désormais….

Sa fraicheur a gelé nos corps…nos âmes ne sont plus…

Elle a tué en nous  la vie et l’envie….

Nos rêves se sont fanés à nos côtés….

A longueur de ce sommeil qui a trop duré….

L’espoir a cessé d’espérer de nous voir éveillés….

Nous avons trop dormi dans l’ombre de nos vies…..

L’obscurité  de ces maisons…..

Ces portes condamnées depuis l’éternité…..

Ce silence assourdissant….

Les jours sont passés sans bruit….

Les saisons se sont succédées….

L’ombre ne s’est jamais souciée de nos corps….

Dans cette ombre, le monde nous a oubliés….

Egarés au milieu de ce bout de terre délaissé….

C’est que nous avons trop dormis dans l’ombre…..

Le vent nous a couverts par cette poussière qui continue à ranger nos âmes…..

La terre et la colline nous ont maudits….

Elles nous ont répudié elles aussi…..

Nous en sommes indignes…..

Un poids inutile dans cette ombre qui sommeille en nous….

Nous avons trop dormis dans l’ombre….

Ces rides bourgeonnant sur nos visages abîmés…

Nos yeux n’ont plus de courage pour embrasser la lumière du jour….

A force de dormir dans l’ombre…

Nos rêves nous ont délaissés….

Le vent, la pluie, le temps ont effacé le peu de souvenirs qui restaient de nous…..

Corps inutiles, subissant le poids de cette tragédie éternelle….

Un enfant qui meurt, une mère qui pleure, et un père creusant sa tombe…..

Nous avons trop dormi dans l’ombre….

Depuis le jour où nous avons marchandé l’âme de cette montagne trahis….

Ce jour où nous avons  choisie de déserter….

Elle nous pleure…..la saison des moissons n’est plus…..

Plus de blé, plus de fumée, plus de mariage aussi…..

L’odeur de ce passé qui nous poursuit…..

Nous ne sommes encore enfuis…pour aller nous réfugier dans l’ombre….

Nos chemins se sont évanouit dans l’incertitude de ce lointain horizon….

Ce demain encore incertain….

Les cygnes ne s’arrêtent plus.….

Le sol a altéré nos peaux….

Nos cheveux devenus grisâtres….

Et des âmes aigris….

L’ombre nous a condamnés à l’attente….

Il nous a raillés de ses promesses aussi…

Le temps a pris la route sans nous…

Il en a assez d’attendre des corps habitués à l’ombre….