La solitude de l’aube !

lumière (4)Avant l’aube, les étoiles ont commencé à tomber….

Le ciel se défait de ses illusions……

Le silence ne peut que nous rappeler la douleur de ce sommeil….

Les mots n’ont plus à s’acharner sur ces corps….

La poésie a rendu son âme…..

La nuit s’évanouie loin dans l’infinité de l’horizon……

Mon âme, étrangère sur ces terres en deuil….

Le temps n’a fait que m’abimer, ce regard a trop pleuré cette vie…..

Le ciel sourie tristement…

Il me regarde, sans force ni envie….

Les étoiles s’éteignent une après une…..

La foule ne fait que regarder ……

J’appelle ma lointaine colline……

Le silence de cette nuit me renvoi les chants de cette mariée….

…..attendant son destin qui tarde à arriver….

…..Elle regarde le temps qui passe là où sa vie trépasse….

…..Seul l’inconnu lui rend visite….les larmes auront encore à caresser ce visage en abandon….

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Les brûlures de l’aube !

dernière

Je brûle cet instant….

Je brûle ce Moi éternel qui m’ai usé….

J’ai déserté toutes les prières…

Je me suis dévêtue de ce passé absurde….

La violence de ces visages qui m’harcèlent….

Au milieu de mes nuits d’hivers….

Ou au milieu de mes journées sans nom ni âme….

Je suis le fils du néant, de l’oubli et des larmes….

Je suis cette blessure qui saigne pour l’éternité…

Je suis la conscience de ces âmes damnées par les cieux et les enfers….

Je suis le sacrifice ultime de cette foule inerte…

Je suis le torturé de cette tragédie…..

Je suis la Tragédie….

Je me brûle pour que la vie puisse renaître de mes cendres….

Non, le vent aura à les décimer dans les contrés lointaines…

Non, le printemps a encore sa raison d’être….

Mais l’hiver continue à s’acharner sur ce corps abîmé…

Moi, ma terre et l’oubli…

Moi, ce rêve orphelin et ce sourire insouciant…

Moi et la solitude de l’hiver….

Je me brûle pour que la nuit puisse se faire aimer…

Je me brûle pour ce passé en poussière….

Ce ciel qui nous méprise…

Ce silence qui m’assassine à tout jamais…

Ces routes infinies….

Cette enfance qui s’effrite sur le sommet de cette colline oublié…

Moi, cet autre qui n’a jamais rêvé….

Moi, l’autre qui j’ai laissé derrière la grisaille de cette autre vie….

Je regarde, je contemple, je souris, je pleure…

Je meurs et je revis…puis je meurs à tout jamais…..

Je contemple les cicatrices de ce corps….

La première pour cet amour qui m’a adopté…

Une autre, quand j’ai pleuré pour la première fois…

Une autre, pour un premier rêve avorté….

Une autre, pour l’enfant que j’étais…..

Une autre, pour cette âme que j’ai abandonnée….

Puis, une autre et encore d’autres…..

Ma tombe en est ravie…..

Elle sera décorée avec tous ces dessins qui racontent ma vie…..

Ces images absurdes….

Ces quelques mots insensés….

Et ce corps qui a envie de se reposer….

Je me dois encore de respirer….

Me brûler encore s’il le faut….

Mourir pour renaître des débris de ce passé….

Ma vie et moi….

Moi et mon âme…

Mon âme et les promesses de l’aube….

Nous partageons tous cette même destinée….

D’autres routes à parcourir….

Un horizon qu’on doit atteindre…

Avant l’extinction de cette dernière étoile….

Ce peuple oublié…. !

ou3ttaOh toi, ce peuple qui a épousé la mort….

Oh toi, ce peuple qui saigne avec le sang de la trahison….

Oh toi,  ce peuple qui s’est fait oublier de la vie…

As-tu encore besoin qu’on dénuda tes blessures… ?

As-tu encore envie qu’on te dévêtu de ce qui te reste de dignité….

Ne crois-tu pas que ton silence a trop duré…. ?

Ne crois-tu pas que les larmes n’ont plus de raison de te consoler…. ?

Ne crois-tu pas que la vie t’a répudié désormais….. ?

As-tu encore de l’espoir à quémander pour ces orphelins de la liberté….. ?

As-tu encore des rêves à semer dans le ventre de cette terre maltraitée….. ?

Crois-tu que le temps aura encore à nous supporter….. ?

Crois-tu que le monde viendra nous consoler…. ?

Oh toi, ce peuple qui a oublié de rêver… ?

Oh toi, ce peuple blessé….. ?

Cette montagne pleure ton passé révolu….

Les jours ne reconnaissent plus ton visage abimé….

Diras-tu à ces femmes de ne plus chanter pour la saison des amours…..

Diras-tu à ces enfants que le vent  de l’oubli viendra les consoler….

….Qu’il s’occupera de décimer les cendres de leurs âmes …..

Que la mort peut toujours venir les récolter…..

Parce que toi, mon peuple abattu…tu as oublié de vivre désormais…..