Ces Hommes qui pleurent !

Homme qui pleureNe pensez plus à moi, il n’y a plus de chemin vers cette fleure accrochée à la solitude de cette falaise. Je n’aurais qu’à tenir la main du diable, il saura peut-être me dire ce que je dois faire…..à ne plus croiser ces regards, à ne plus retrouver mon chemin vers eux…à ne plus lire dans la bible de ces âmes aigries….

Partout et nulle part, ne me regardez plus, ne me dites plus aucun mot pour ne plus avoir à pleurer sur les débris de ce cœur qui s’est tu ici et ailleurs…..Aucune importance de ce qui vient, quelle importance pour toutes ces vies éparpillées ici et ailleurs…

J’ai regardé ce verre qui me contemple, les démons de mon passé qui me parlent…Quelle importance à regarder tout ce monde qui pleur sa vie sur le comptoir de ce bar ?…..Ce vieillard qui me regarde avec un sourire désespéré, il se dirige vers la sortie…. La vie n’est plus….

Un pied dans mon monde et un autre dans celui des Hommes….Tout au long de ces chemins étroits qui mènent à l’impasse de cette nuit. Je détourne mon regarde de ce mur….ce fantôme qui me poursuis, je le supplie de ne plus me supplier à lui tenir compagnie….

Tout au long de ce chemin étroit, je cherchais à t’atteindre. Le diable qui marche sur le rebord….mes illusions qui se détachent et qui périssent au milieu de la brume de cette nuit. Ne me regardez plus…..à ne plus voir vos yeux pleurer le silence…..

Tous ces chemins nous montrent comment disparaître…..ce chemin étroit ou ce rebord qui longe nos vies…… Je pars n’importe où et le diable continuera à hanter ces lieux…Je vais probablement aller aussi loin que le voyage des cygnes….Aussi loin que ce passé qui n’a plus de visage…. Probablement loin de ces contrées et ces Hommes…..probablement loin de cette nuit et ses murmures….

Voyons si ces cœurs vides pourraient être comblés….Disant que je n’ai jamais cru en la chance……J’ai toujours marché sur ce chemin étroit et le diable sur ce rebord…Je vais probablement marcher encore plus loin et très longtemps….Probablement loin de cet automne et ses vents….Loin de ces nuits et leur silence…..

Je vois la lumière venant de ce bar ancré au fond de cette ruelle….. Le son de toutes ces histoires qui se pleurent sur le comptoir….Un, pleurant d’avoir manqué son destin…Une, pleurant de ne pas avoir eu à pardonner ….. Encore ce vieillard qui contemple son verre dans ce coin…..Il est absent, n’entendant plus rien….

Ces vies qui brûlent avec la nuit qui trace son chemin…Moi qui regarde tout cela comme un étranger….Etranger de ce lieu et de ces gens….….Je ne reconnais que ce chemin étroit et ces quelques regards qui brûlent avant de partir en fumée dans l’infinité de ce ciel qui les ignore……Et ces Hommes qui pleurent….

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